Le processus du travail est basé sur l’improvisation.
À la manière d’un cadavre exquis, chaque dessin est minutieusement prolongé sur le suivant avant d’être rangé et si possible oublié dans une boîte. Les éléments dessinés sont issus exclusivement de désirs et de sensations.
Parfums, températures, sons… le rythme de l’œuvre se cale sur les mouvements de l’âme. L’alternance de clair et d’obscur s’est imposée, tout comme le jour succède à la nuit, et à la manière d’une respiration. Marabout, bout de ficelle, le végétal tuile discrètement avec le minéral, qui lui-même se fait bientôt atmosphérique.

Espaces sans humain mais peuplés de souvenirs, où la précision de la roche, du feuillage ou de l’effiloché du nuage vient en contraste avec l’immatérialité de la sensation du regardeur. Les frontières de chaque dessin sont abolies, comme le sont, dans un rêve, celles du magique et du logique.

L’œuvre était vouée à ne pas s’arrêter. Son exposition en 2014 a nécessité les tableaux noirs des extrémités. Ils servent d’arrêt provisoire, et sont en même temps pour le regardeur, les ouvertures vers de nouveaux mondes intérieurs.


Réalisation 2013-2014
21 dessins de 30 cm x 40 cm
disposés en continu
Bande totale 8,40 m x 0,30 m
Pierre noire sur papier Canson,
marouflé sur Artique

 

mazadesok

Accrochage au mur – Théâtre des Mazades – 2016

 

SEIX-2

Installation dans l’espace – Chapelle de Seix (09) – 2014